Antonio Di Natale (34 ans) n'a pas mis longtemps pour se mettre en évidence. L'attaquant de l'Udinese a marqué quelques secondes après avoir remplacé Balotelli.
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Annoncée en plein flou (trois défaites en amical, affaire de corruption 'Calcioscommesse', Criscito écarté de la sélection), l'Italie n'a pas démérité - loin s'en faut - contre le champion du monde espagnol. Les deux favoris du groupe C se sont quittés sur un nul (1-1). Alors qu'elle n'abordait pas cette rencontre dans les conditions les plus favorables, la Squadra a sérieusement bousculé la Roja, qui a même été menée au score. Trois minutes après l'ouverture du score de Di Natale (0-1), qui avait remplacé Balotelli quelques secondes auparavant, Fabregas a rétabli l'égalité, à la suite d'une ouverture lumineuse de David Silva. En fin de match, Fernando Torres aurait pu donner la victoire aux Ibères, mais l'attaquant de Blues a manqué ses deux face-à-face avec Buffon.
Bien lancé dans la profondeur, Di Natale n'a pas manqué son face-à-face avec Casillas.
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Fabregas a été aligné dans une position inhabituelle.
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La Squadra attend plus de Mario Balotelli...
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Fernando Torres n'est pas parvenu à concrétiser ses deux belles occasions en fin de match.
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Revivez le match phase par phase
Les plus belles photo du match
1. L'Espagne sans attaquant de pointe spécifique
On attendait Torres, Llorente ou éventuellement Negredo en attaque, mais aucune de ses options n'a été privilégiée par Del Bosque, qui décidait d'aligner Fabregas à ce poste, soutenu par Iniesta et David Silva. Si cette tactique ne payait pas vraiment en première mi-temps, l'attaquant du Barça donnait raison à son coach en inscrivant l'égalisation. Entré au jeu pour Fabregas, Torres démontrait en fin de match qu'il traversait une période délicate en loupant deux occasions 5 étoiles.
2. Balotelli galvaude et sort
Auteur d'une prestation en demi-teinte, l'enfant terrible du football italien peut s'en vouloir d'avoir vendangé une occasion énorme en deuxième mi-temps. A la 54e minute, l'attaquant de Manchester City récupérait le ballon dans les pieds de Sergio Ramos et se présentait seul face à Casillas. Mais "Super Mario" tardait beaucoup trop avant de conclure, et se heurtait au retour de Ramos, qui se rachetait de sa grossière erreur. Quelques secondes plus tard, Balotelli cédait sa place à Di Natale, le buteur de l'Udinese. A peine entré au jeu, celui-ci donnait l'avance à son équipe d'une astucieuse "pichenette" au-dessus de Casillas. Balotelli a-t-il perdu sa place de titulaire?
3. Une Italie convalescente?
Généreuse dans les duels et courageuse tout au long du match, l'Italie a montré un visage séduisant pour son entrée en matière dans le tournoi. S'appuyant sur une défense compacte, emmenée par un De Rossi omniprésent, la Squadra n'a pas laissé s'exprimer les petits formats espagnols. Dans l'entrejeu, Motta et Pirlo, le cerveau de l'équipe, ont livré une grosse prestation. Annoncée en pleine convalescence, l'équipe transalpine n'a pas donné cette impression du tout, au contraire. Dans une situation comparable à celle de 2006 (où le Calciopoli avait éclaté), la formation de Prandelli parviendrait-elle à rééditer son exploit de l'époque? En tout cas, c'est quand on ne l'attend pas que la Squadra est le plus redoutable!
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