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Le sélectionneur de la Croatie Slaven Bilic a affirmé dimanche que les supporters croates, auteurs d'insultes racistes envers à l'attaquant italien Mario Balotelli jeudi dernier, devraient être sanctionnés.
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"C'est un grave problème, pas seulement en Croatie, mais dans le monde entier. Nous n'aimons pas ce genre de supporters et ils ne devraient pas pouvoir aller au stade. Il faut trouver des sanctions pour arrêter ce genre de supporters", a souhaité le sélectionneur croate.
"Je voudrais dire que je viens d'un pays tolérant, la Croatie, et que comme père, comme personne passionnée de sport et comme homme ouvert, je suis profondément déçu par ces manifestations racistes", a encore insisté Bilic.
Jeudi, lors du match Italie-Croatie à Poznan, une partie des supporters croates avaient, en effet, adressé des cris de singe à l'attaquant italien de parents ghanéens Mario Balotelli, provoquant ainsi l'ouverture d'une enquête de la part de l'UEFA.
Mardi, l'organisme du football européen rendra sa décision sur ces faits, et la Croatie s'exposant à une lourde sanction.
"Copier l'Italie"
Slaven Bilic a aussi expliqué vouloir s'inspirer du match que l'Italie a livré lors de cet Euro-2012 contre l'Espagne (1-1) pour affronter à son tour la Roja lors de la 3e et dernière journée de la poule C, lundi à Gdansk (20h45 locales, 18h45 GMT).
Comment comptez-vous jouer l'Espagne? Allez-vous vous inspirer du match Italie-Espagne (1-1) ?
"L'Espagne est probablement la meilleure sélection de ces cinq dernières années. Ce sont les champions du monde et d'Europe en titre. Jusqu'à présent, ils ont montré deux visages: le match contre l'Italie et le match contre l'Eire. Je pense que nous pouvons tirer quelques enseignements de la rencontre contre l'Italie. Il nous faudra copier certaines choses, essayer par exemple d'avoir une bonne possession de balle. Il faudra aussi que nous soyons compacts: attaquer tous ensemble, se regrouper tous ensemble."
Avez-vous essayé de transmettre votre expérience de gagneur à votre équipe pour ce match particulier?
"Je me souviens que notre premier match comme nation au sortir de la guerre a été un match amical contre l'Espagne, en 1994. Juste avant le Mondial 94, nous avions battu l'Espagne à Valence. C'était une grande surprise pour tous les médias européens car nous étions comme une nouvelle équipe nationale. Et ensuite, nous avons eu le succès que l'on sait en 1998 (demi-finalistes contre la France) ou même en 2002 où nous battons l'Italie (2-1). Nous avons toujours bien joué contre les grandes équipes et cette équipe n'est pas une exception. C'est une nouvelle génération de joueurs fantastiques qui est réellement déterminée sur le terrain."
Que pensez-vous des soupçons de l'Italie sur un possible arrangement entre la Croatie et l'Espagne autour d'un nul 2-2 qui éliminerait les Azzurri?
"Je n'ai plus trop envie de perdre mon temps là-dessus. Nous sommes des gens fair-play. Nous n'aimons pas ce type de nul. Ce n'est pas notre manière de voir les choses, de réfléchir. Nous, nous voulons jouer honnêtement. Après, si le score final est 2-2, eh bien ainsi soit-il. Mais nous pouvons juste dire aux Italiens: s'il vous plaît, faites nous confiance."


