Cristiano a mis tout le monde d'accord face aux Pays-Bas.
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vidéo Tantôt agaçant et arrogant, tantôt magique et intenable, Cristiano Ronaldo ne laisse personne indifférent. Au pied du mur, "CR7" a donné sa réponse sur le terrain face aux Pays-Bas. A la manière d'un candidat (très) sérieux à la prochaine remise du Ballon d'Or.
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Première question (et premier débat): Cristiano Ronaldo avait-il été si mauvais que ça avec le Portugal au cours des deux premiers matches de l'Euro 2012 face à l'Allemagne (défaite 1-0) et au Danemark (victoire 2-3)? Quitte à provoquer un tollé, la réponse est non. Face à la "Mannschaft", "la Seleção das Quinas" avait volontairement opté pour une tactique très défensive. Du coup, "CR7" (tout comme Nani par ailleurs) n'était pas bien utilisé par le reste de ses coéquipiers: beaucoup de déchêts, imprécisions, peu d'attaques... Dans l'ensemble malgré des conditions difficiles et plus altruiste que jamais, il s'était plutôt bien fondu dans le collectif portugais. La différence avec le Cristiano Ronaldo d'antan est flagrante. Comme si le "lavage de cerveau" entamé par José Mourinho au Real Madrid commençait à porter ses fruits.
Un comportement intolérable comme capitaine
Moins individualiste et exécutant moins de "grigris" que d'habitude donc, Cristiano Ronaldo n'avait pas changé son fusil d'épaule contre le Danemark. Tout comme contre l'Allemagne, le numéro 7 du Portugal percutait sur son flanc gauche avant de servir ses partenaires le plus souvent possible. Il a même parfois surpris le public en ne frappant pas souvent au but. Seules ombres au tableau face au Danois: son manque d'efficacité et (surtout) son comportement inadmissible en tant que capitaine. Passe encore pour ses deux gros ratés face aux "Vikings" car l'erreur est humaine. En revanche, son indifférence totale, avec le brassard vissé sur son bras gauche, sur le but décisif de Silvestre Varela à deux minutes du coup de sifflet final est intolérable. De l'autre côté du terrain, il pestait encore sur ses ratés pendant que ses coéquipiers fêtaient le but de la victoire dans les bras du joueur du FC Porto. Une attitude insupportable pour un leader qui n'a pas hésité à "allumer" Lionel Messi en conférence de presse au lieu de se remettre en question et/ou se taire. Devrait-il porter le "capitanat" en équipe nationale lusitanienne?
Intenable face aux "Oranje"
Après avoir essuyé une pluie de critiques, Cristiano Ronaldo a mis tout le monde d'accord contre les Pays-Bas hier soir: deux buts, autant de poteaux, des gestes de classe, une kyrielle d'occasions... Bref, même si l'organisation défensive néerlandaise laissait à désirer, le joueur originaire de Madère a joué comme un (éventuel) futur Ballon d'Or. Et il aura une grosse carte à jouer si le Portugal parvient à battre la Tchéquie et à se hisser en demi de l'Euro.
Le Real Madrid n'est pas le Portugal (et vice-versa)
Cristiano Ronaldo souffre du parallèle avec ses prestations stratosphériques avec le Real Madrid. Même s'il peut être taxé d'égoïsme, marquer 60 buts en 55 rencontres (toutes compétitions confondues) avec les "Merengues" n'est pas un hasard. Et forcément, on attend de "CR7" qu'il marque un but ou qu'il offre une passe décisive à chaque touche de balle. Surtout au Portugal qui attend avec impatience une reconnaissance collective sur la scène internationale. Seulement voilà, comparer le Real Madrid avec le Portugal (et vice-versa) est une énorme aberration. Tout simplement parce que les conditions, les équipes, les tactiques, les entraîneurs, les philosophies de jeu et les attentes ne sont pas identiques. Et Cristiano Ronaldo, orgueilleux, ne changera jamais. C'est une star qui fait rêver les jeunes, qui ne doute jamais et qui fait déplacer les foules. Son manque d'humilité et sa magie ne feront jamais l'unanimité. C'est certain...
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