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Michel Platini, président de l'UEFA, a expliqué lundi qu'il voyait une finale "Espagne-Allemagne" à l'Euro-2012, le 1er juillet à Kiev, lors d'un point de presse à Varsovie.
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"L'Espagne, ils ont un style, un système, où la fatigue ne pose pas de problème, ils font courir le ballon, le ballon est fatigué, eux moins", a-t-il décortiqué.
"L'élimination des Pays-Bas, ça veut dire que l'Euro est plus difficile que la Coupe du monde (les Oranje sont vice-champions du monde en titre), j'ai été déçu par les Pays-Bas. Et l'élimination de la Russie était une grosse surprise négative", a-t-il poursuivi.
"Je suis surpris par l'Italie, ils jouent offensivement, a ajouté l'ancien joueur de la Juventus avant de plaisanter: "C'est incroyable, lors du dernier match contre la Croatie ils menaient 1-0 et les Croates sont revenus au score. C'est contre la religion en Italie ça, après le pape, la religion en Italie c'est, +quand tu mènes 1-0 c'est impossible que l'adversaire revienne+ (rires)."
"L'Ukraine a été bon contre la Suède (2-1), c'était un bon match. Et le Danemark a été plutôt positif, ils ne sont pas passés pas loin des quarts", a-t-il encore confié.
"Je voulais aller sur tous les stades en Ukraine et en Pologne durant le premier tour, mais je ne pouvais pas voir toutes les équipes, alors j'en ai sélectionné deux depuis le début du tournoi que je me réserve pour les voir en quarts de finale, l'Allemagne et l'Angleterre, pour le moment j'ai 50% de réussite", a-t-il encore détaillé.
"Je ne suis pas content", a affirmé lundi sur un ton ferme Michel Platini après les actes racistes de certains fans de la Croatie à l'Euro-2012, le président de l'UEFA expliquant s'être déplacé dans ce pays il y a un an pour avertir les autorités de ce problème.
"Pas content du racisme"
"Je ne suis pas content pour la Croatie, j'étais il y a un an en Croatie, je ne suis pas content. C'est une équipe qui joue bien, mais quand tu as une centaine de +connards+ dans le public, ce n'est pas possible", a expliqué le patron du football européen lors d'une rencontre avec la presse.
"Si c'était venu d'un autre pays, où on ne s'attendait pas à de tels comportements, si nous n'avions pas été préparés à ça... Mais là, ils (les autorités croates) savaient (que cela pouvait se produire)", a poursuivi Michel Platini.
"Toute forme de racisme est un problème, un cas, c'est un cas trop", a-t-il conclu sur le sujet en général.
Plusieurs centaines, entre 300 et 500 supporteurs croates selon des réseaux anti-racistes, se sont rendus coupables de "cris de singe" envers l'attaquant italien de parents ghanéens Mario Balotelli durant l'Euro-2012. Une banane a même été lancée sur le terrain.
Par le nombre de supporteurs incriminés, c'est l'acte raciste le plus grave survenu dans cet Euro, les autres étant le fait "d'une dizaine d'imbéciles" selon Platini.
L'instance disciplinaire de l'UEFA a ouvert une procédure disciplinaire et le cas croate (chants racistes, utilisation de symboles raciste) sera jugé mardi.
Plus de buts avec l'arbitrage à cinq
Le président de l'UEFA a aussi affirmé que l'arbitrage à cinq utilisé pendant l'Euro-2012 permettait de marquer davantage de buts, aucun 0-0 n'ayant été concédé jusqu'à dimanche soir dans ce tournoi.
"Comment ça se fait qu'on marque plus de buts dans ce championnat ? Je crois que vous connaissez la réponse: l'arbitrage à cinq facilite les choses. Avec les arbitres additionnels, tu marques plus de la tête, la peur du gendarme est là, il n'y a plus d'accrochages du maillot, les joueurs savent que l'arbitre est là. Ils ne peuvent pas faire des fautes tout le temps", a expliqué le patron du foot européen d'une rencontre avec la presse.
"Et puis, à cinq, les arbitres voient tout, ils ne prennent pas de décisions sans tout savoir, a-t-il poursuivi. Et puis, il y a une uniformité de l'arbitrage. Par exemple, les mains involontaires, ils ne les sifflent pas, l'uniformité dans l'arbitrage aide à plus de limpidité dans le foot."
M. Platini pense que la technologie sur la ligne de but sera tout de même introduite par le Board.
"La technologie sur la ligne de but, ce n'est pas le problème. Le problème c'est l'arrivée de la technologie, car, après, il faudra de la technologie sur main ou pas main, et puis avant sur le hors-jeu qui aurait pu se produire, etc. Ce sera comme ça sans fin, ça ne s'arrêtera jamais, c'est ça mon problème", a-t-il conclu.



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