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L'équipe de France n'est pas au mieux. À la veille de leur quart de finale face à l'Espagne, les Bleus doivent avant tout apaiser les tensions nées dans le vestiaire après la défaite face à la Suède. Pour le sélectionneur, le "traumatisme de Knysna" est encore présent "dans les esprits
de beaucoup de gens".
La France n'est toujours pas guérie. Alors qu'on la croyait bien lancée, elle a montré sa fragilité après la défaite concédée face à la Suède, la première en vingt-quatre matches, au terme de laquelle de vives altercations ont animé le vestiaire. Laurent Blanc a d'ailleurs consenti qu'elles avaient perturbé la préparation du match de samedi face aux tenants du titre.
Question de priorité
"Il a fallu du temps pour apaiser les tensions", a-t-il admis en conférence de presse. "Il y a des priorités dans un groupe et certaines d'entre elles doivent passer avant la préparation technique d'un match". "Des difficultés, je sais qu'on en a beaucoup, beaucoup, beaucoup trop à mon sens. Mais c'est comme ça; on sait que le poste n'est pas facile, on sait qu'on est en construction, on sait d'où on vient, on sait ce qu'on a vécu", allusion à la dernière Coupe du monde qui est "un traumatisme qui est présent dans beaucoup d'esprits".
Pas de conflits
Face aux "deux ou trois tensions qui règnent dans le vestiaire", Laurent Blanc partage la peur qui habite le groupe de revivre "certaines expériences difficiles à vivre", comme la grève de Knysna en 2010. S'il évoque des "tensions", il réfute tout conflit. "Il y a eu des mots, des réactions qui ont été actés, acceptés. Et puis, voilà, la vie continue", a-t-il relativisé, avant d'annoncer qu'il y aurait deux ou trois changements dans le onze de base, par la force des choses. "Par la force des choses. On a Philippe (Mexès) qui est suspendu. J'ai pour habitude de dire qu'il faut s'adapter le moins possible à l'adversaire et jouer notre propre jeu, mais on va rencontrer une équipe très très forte. L'Espagne est en avance sur nous au niveau du jeu. Donc, il faudra s'adapter à leur jeu, mais ça ne veut pas dire se priver de nos propres forces. Donc, on va élaborer une équipe qui nous permette de faire les deux".


