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Les ministres de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH), et de la Justice Annemie Turtelboom (Open Vld) veulent un plan d'action contre le commerce illégal des armes d'ici la fin du mois de janvier, pour améliorer le suivi des détenus remis en liberté conditionnelle et l'information entre la justice, les prisons et la police.
Tel est le message qu'elles ont tenu à faire passer au cours des différentes émissions télévisées dominicales consacrées aux suites de l'attentat de Liège, et en particulier au cours de l'émission "De Zevende dag" (Een).
Trop facile
En ce qui concerne le commerce des armes, la nouvelle ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, a souligné qu'elle entendait réexaminer la liste des armes en vente libre, et éventuellement la supprimer. "Il est actuellement beaucoup trop facile d'acheter des armes", a-t-elle notamment dit sur le plateau de Mise au Point (RTBF).
En centre de tir avec une kalashnikov
La ministre a ainsi affirmé à titre d'exemple qu'il était actuellement possible de se rendre dans un centre de tir avec une kalashnikov semi-automatique. Il apparaît aussi que pour certaines armes de guerre désactivées, il soit toujours possible de trouver des munitions, a-t-elle regretté.
Renseigner les refus
Joëlle Milquet a jugé que les refus de permis de port d'armes devraient également être portés à la connaissance des parquets, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Réformer la Justice
Douze ans après la réforme des police qui visait à améliorer la circulation de l'information, il faut procéder à celle de la Justice dans le même but, a dit Annemie Turtelboom sur le plateau de Mise au Point.
Préférer la raison à l'émotion
Au cours des débats télévisés du jour, le procureur général de Liège Cédric Visart de Bocarmé et le bourgmestre de Liège Willy Demeyer ont insisté sur la nécessité de ne pas prendre de mesures précipitées, car on en était encore toujours dans la phase de l'émotion. (belga/7sur7)


