L'enquête se poursuit à la recherche d'éventuels complices

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Par: rédaction
23/03/12 - 08h18  Source: éditeur
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Après la mort de Mohamed Merah dans un dernier déchaînement de violence jeudi à Toulouse, l'enquête se poursuit pour rechercher d'éventuels complices et s'intéresse de près à son frère.

Le tueur au scooter Mohamed Merah, tombé sous les balles du Raid après plus de 32 heures de siège, est mort jeudi à Toulouse comme il a vécu les derniers jours de sa vie, dans un déchaînement de violence. Il ne sera donc pas jugé. Mais l'enquête sur d'éventuelles complicités se poursuit, tandis que font rage à nouveau les querelles entre la droite et la gauche sur la sécurité.

Un groupe lié à Al-Qaïda, l'organisation "Jund al-Khilafah" (les soldats du Califat), qui a par le passé revendiqué des attaques en Afghanistan et au Kazakhstan, a revendiqué la tuerie dans l'école juive de Toulouse sur le site Shamekh, qui diffuse généralement les communiqués d'Al-Qaïda.

Merah, l'ancien délinquant multirécidiviste de 23 ans sautait du balcon en continuant à tirer sur les hommes du Raid qui avaient investi son logement quand il a été mortellement touché par un tireur d'élite positionné à l'extérieur. "Quand il est arrivé au sol, il était mort", a dit un policier. Sa fin a été précédée d'une fusillade de cinq minutes.

Complices éventuels
La mort de Merah frustre les autorités de la possibilité de faire juger et de faire parler ce Français d'origine algérienne qui se serait radicalisé dans les milieux salafistes et à la faveur de deux séjours en Afghanistan en 2010 et au Pakistan en 2011, où, a-t-il affirmé au Raid, il aurait été "formé". Il figurait depuis "un certain temps" sur la liste noire des personnes interdites de vol aux Etats-Unis, a-t-on appris auprès d'un responsable du renseignement américain.

Auprès des policiers Merah s'était vanté mercredi d'avoir accepté une mission pour Al-Qaïda en France. Si aucun élément n'a permis de le rattacher à une organisation quelconque en France, selon le procureur, les enquêteurs devraient, malgré sa mort, s'intéresser à ses fréquentations. Car, en dépit de l'extinction des poursuites contre lui, l'enquête continue pour identifier ses complices éventuels, a dit le procureur.

Parmi les gardés à vue, son frère Abdelkader, 29 ans, aurait été inquiété dans une filière d'acheminement de djihadistes en Irak, sans être mis en examen, a-t-il dit. Un membre de ce groupe a toutefois affirmé n'avoir jamais entendu parler des Merah. Abdelkader a déclaré aux enquêteurs qu'il n'était pas au courant des projets criminels de son frère.

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