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Au lendemain de sa nomination, le nouveau Premier ministre Jean-Marc Ayrault prend possession mercredi matin de Matignon, où il va s'atteler, en liaison avec François Hollande, à la composition de son gouvernement, qui doit être annoncé en fin de journée.
Le nouveau locataire de Matignon, nommé sans surprise malgré l'évocation d'une ancienne condamnation pour des faits de favoritisme, entrera en fonctions après la passation de pouvoir avec François Fillon à 10 heures.
Agé de 62 ans, le député-maire de Nantes, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, va abandonner du même coup tous ses mandats, conformément aux exigences du nouveau chef de l'Etat. M. Fillon quitte, lui, l'Hôtel de Matignon au lendemain du départ de l'Elysée de Nicolas Sarkozy, dont il aura été le seul chef de gouvernement.
Parité et diversité
Ensuite, tout au long de la journée et en lien permanent avec l'Elysée, Jean-Marc Ayrault devrait recevoir et consulter pour peaufiner la constitution de son équipe, objet de nombreux scénarios. Il devra respecter l'équation fixée par François Hollande: un gouvernement paritaire entre hommes et femmes, intégrant les nouvelles générations et des représentants de la diversité.
Ce gouvernement, dans lequel devrait entrer l'écologiste Cécile Duflot, sera probablement remanié en fonction des résultats aux législatives de juin.
En pleine crise grecque et alors qu'Eurostat pour la zone euro et l'Insee pour la France, ont annoncé mardi une croissance nulle au premier trimestre, M. Hollande doit disposer d'une équipe solide et expérimentée. Les prétendants déçus ne devraient pas manquer. En fin de campagne, M. Hollande confiait lui-même qu'il serait amené à faire "des choix de raison" et non de coeur, laissant au bord du chemin des amis et proches de longue date.
Inquiétudes
D'ailleurs depuis plusieurs jours, des "hollandais" de la première heure ne cachaient pas leurs inquiétudes. Mardi, sans attendre, des voix à droite ont évoqué "une faute" avec la nomination de M. Ayrault, condamné en 1997 pour favoritisme à six mois de prison avec sursis et 30.000 francs (4500 euros).
Cette condamnation a fait l'objet en 2007 d'une réhabilitation. M. Hollande s'est engagé à mettre en place une "République exemplaire", excluant toute personne autour de lui "à l'Elysée" ayant été "jugée et condamnée".


