"Journée du silence" dans les medias italiens
L'Italie était privée d'informations vendredi, quasiment sans journaux, sans télévision ni radio, en raison d'un appel à la grève des journalistes contre un projet de loi du gouvernement de Silvio Berlusconi limitant les écoutes téléphoniques et leur publication. Pour la Fédération nationale de la presse (FNSI, syndicat national des journalistes) qui a appelé à cette "journée du silence", il s'agit d'un "geste symbolique pour montrer tous les silences que la loi imposerait". Dès vendredi 7H00 (5H00 GMT), les fils des agences d'information se sont tus et les sites internet des quotidiens ne sont plus actualisés.
Sur les chaînes d'information en continu, des programmes pré-enregistrés sont interrompus seulement par le journal de 6H00 qui tourne en boucle et seules deux autres éditions, à la mi-journée et dans la soirée, sont prévues. Sur
Rai News 24, un bandeau indique: "grève des journalistes contre la loi-bâillon jusqu'à demain 6H00". La quasi totalité des journaux sont absents des kiosques à l'exception d'
Il Giornale, quotidien appartenant à la famille Berlusconi.
Le projet de loi adopté au Sénat le 10 juin et qui doit être encore approuvé à la Chambre des députés, prévoit jusqu'à deux mois de prison et une amende pouvant atteindre 464.700 euros pour les éditeurs de journaux et médias audiovisuels diffusant des écoutes ou des enregistrements audio et vidéo pendant une enquête judiciaire.(belga/chds)