Les Français aux urnes pour les municipales

Quelque 44 millions de Français sont appelés aux urnes ce dimanche pour le 1er tour d'élections municipales difficiles pour la droite au pouvoir, qui risque de faire les frais d'un vote sanction contre le président Nicolas Sarkozy, en chute libre dans l'opinion.

Ce scrutin est considéré comme le premier test électoral depuis l'élection de M. Sarkozy, il y a dix mois, suivie de législatives favorables à son parti, l'UMP. Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 gmt (08h00 locale) en métropole et fermeront à 17h00 gmt (18H00 locale). Toutefois, dans un certain nombre de grandes villes et en région parisienne, ils resteront ouverts jusqu'à 18H00 gmt (19h00) ou 19H00 gmt (20h00).

Socialiste favori
L'opposition socialiste part favorite malgré sa crise de leadership et certains analystes évoquent une "vague rose" au soir du second tour, le 16 mars. Alors que le précédent scrutin municipal, en 2001, lui avait été défavorable, le PS espère cette fois enlever à la droite des dizaines de villes, dont plusieurs métropoles à valeur de symbole national comme Marseille (sud-est), Toulouse (sud-ouest) ou Strasbourg (est). Les socialistes devraient conserver sans difficulté Paris et Lyon (centre-est).

Selon un sondage paru vendredi soir, un Français sur deux estime que si l'UMP perd "plusieurs grandes villes", il s'agira d'une "défaite personnelle" pour Nicolas Sarkozy. Seul un Français sur trois, selon un récent sondage, approuve désormais l'action du président, critiqué notamment pour l'étalage de sa vie privée et son absence de résultat face à la baisse du pouvoir d'achat.

Enjeux locaux
La droite a demandé aux électeurs de se concentrer dimanche sur les "enjeux locaux". Elle a mis en avant durant la campagne le Premier ministre François Fillon, dont la cote est à la hausse dans l'opinion à l'inverse de celle du président. Au total, les Français doivent désigner à l'issue des deux tours les conseils municipaux des 36.782 communes du pays. Le scrutin vise également à renouveler la moitié des conseillers généraux, qui siègent dans les assemblées départementales. (afp/7sur7)

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