Dans une interview publiée mardi dans L'Echo, la ministre de l'Audiovisuel et de la Culture de la Communauté française, Fadila Laanan, affirme que le RTBF sera la première concernée par les efforts budgétaires.
Selon Mme Laanan, "la piste qui est sur la table est la non-indexation de sa dotation (203 millions par an) et de la dotation complémentaire de 2% prévue par le contrat de gestion, ce qui permettrait de récupérer 4 millions dès cette année et, au total, 53 millions d'ici 2015".
La ministre affirme que le contrat de gestion "peut être révisé. Cela fait l'objet de discussions avec l'administrateur général, le conseil d'administration et le conseil d'entreprise", dit encore Mme Laanan, ajoutant qu'elle sera cependant très vigilante "sur le respect des missions de la RTBF".
Parmi les pistes à l'étude pour faire des économies, la ministre exclut la remise en question d'Arte Belgique, soulignant qu'il s'agit d'un budget extérieur à la dotation et qu'Arte Belgique relève des missions de service public en matière de culture et de promotion de nos artistes et soutient la production indépendante. Donc, pas touche! ", dit la ministre.
Quant aux efforts envisagés au sein de la RTBF, outre la non-reconduction des droits de l'Europa League de football, le recours à des rediffusions, où la suppression de numéros d'émissions déjà décidés, les tournages d'épisodes de la nouvelle fiction maison "A tort ou à raison", dont le coût est de 500.000 euros le numéro, pourraient être gelés.
Côté recettes, la RTBF pourrait tirer des revenus de son immobilier, écrit encore L'Echo qui souligne que des locaux de Reyers en cours de rénovation, soit 22.000m2 de bureaux, pourraient rapporter 3,5 millions par an, si le marché de la location était favorable, ce qui n'est cependant pas le cas. (belga)
- La RTBF devra se serrer la ceinture


