Luc Vansteenkiste maintenu en détention préventive

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Par: rédaction
25/09/09 - 16h25
MISE À JOUR

La chambre du conseil de Bruxelles a ordonné vendredi après-midi le maintien en détention préventive de Luc Vansteenkiste, administrateur délégué de Recticel et ancien président de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), a indiqué le parquet de
Bruxelles.

L'avocat de l'inculpé avait plaidé vendredi, devant la chambre du
conseil de Bruxelles, la libération de son client. Me Raf Verstraeten
estimait que son client n'avait rien à se reprocher. L'avocat considérait par ailleurs que les conditions d'application de la détention préventive n'étaient pas respectées, ce que conteste donc la chambre du conseil.

Le ministère public avait requis la prolongation du mandat d'arrêt. Luc Vansteenkiste a été inculpé et placé mardi sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction néerlandophone Wim De Troy dans le cadre d'une enquête concernant un possible délit d'initié au bénéfice de la holding du Bois Sauvage. La justice bruxelloise s'intéresse à la vente de titres Fortis le 3 octobre 2008 par la holding Compagnie du Bois Sauvage dont l'administrateur délégué a également fait l'objet le 10 septembre d'un mandat d'arrêt et d'une inculpation pour faux et usage de faux et délit d'initié. Ce dernier a été libéré après avoir passé une semaine en prison.

Le juge d'instruction Michel Claise, saisi initialement du dossier
visant un possible délit d'initié commis lors de la vente de titres Fortis
le 3 octobre 2008 par la Compagnie du Bois Sauvage, a inculpé vers la mi-septembre de faux et usage de faux et de délit d'initié la société Yvax et son administrateur, Yves Liénart van Lith de Jeude, qui est par ailleurs membre du comité de direction de la SA Compagnie du Bois Sauvage.

Les suspicions portent sur la vente de 3,6 millions d'actions Fortis
le 3 octobre 2008 avant le deuxième week-end de sauvetage de la banque, lorsque le gouvernement Leterme avait conclu un accord avec BNP Paribas. Bois Sauvage avait encore pu vendre les titres à 5,4 euros alors que l'action ne valait plus qu'1,5 euro à la reprise de la cotation. 

Le magistrat instructeur a relevé des indices sérieux, selon les
termes du parquet, quant au rôle qu'aurait pu jouer, dans la transmission de l'information privilégiée, Luc Vansteenkiste, qui était au moment des faits à la fois administrateur de la Compagnie du Bois Sauvage et de Fortis Banque. Fortis a organisé un conseil d'administration le 3 octobre 2008.

L'ancien président de la FEB dément avoir transmis, peu après la fin de la "conference call", des éléments à la holding Bois Sauvage, dont il était donc également administrateur. Il prétend que sa conversation téléphonique ne portait pas sur l'affaire Fortis, mais les enquêteurs disposeraient de témoignages qui vont à l'encontre des affirmations de M. Vansteenkiste.

L'Ordre des Barreaux flamands avait réagi à l'arrestation de l'ancien
président de la FEB, en rappelant que la loi sur la détention préventive ne pouvait servir à obtenir des aveux. Il estime que cette loi donne lieu dans la pratique à des abus. (belga)

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