Le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt estime que les autorités académiques devraient davantage se préoccuper des problèmes de logement rencontrés par les étudiants dans certains pôles académiques.
En Commission de l'Enseignement supérieur du parlement de la Communauté française, il a également confirmé mardi son intention de réfléchir, avec les universités, les Hautes écoles, les étudiants et les différents ministres compétents, à la manière d'agir sur l'offre et le prix de ces logements.
Interrogé par Caroline Cassart (MR), M. Marcourt a concédé que des prix excessifs ou des pénuries ont été constatés dans certaines régions concernant les "kots" pour étudiants. Ainsi, si à Liège l'offre de logements est étendue et les prix relativement "raisonnables", Louvain-la-Neuve a connu début septembre une file d'attente de quelques dizaines d'étudiants pour l'obtention de chambres.
Le phénomène avait d'ailleurs été dénoncé par la Fédération des Etudiants Francophones, selon laquelle ce phénomène s'est manifesté plus tôt que les autres années. Mais, selon les autorités académiques, cette file s'est résorbée et le problème ne serait pas plus aigu que par le passé.
Plafonner les prix?
On constate cependant que la pression de la demande y est forte, ce qui ne débouche pas sur une situation idéale, a constaté Jean-Claude Marcourt, ajoutant qu'un programme de construction de 1.400 logements pour étudiants d'ici 2014 est en cours de réalisation. Le ministre n'exclut pas de lancer une réflexion sur un plafonnement des prix des kots, si c'est vraiment nécessaire et en évitant les effets pervers d'un plafonnement vers le haut.
Le ministre envisage aussi une forme de labellisation des kots et des partenariats public-privé qui aideraient les pôles universitaires à jouer le rôle d'"agences immobilières sociales" offrant des services aux étudiants et des garanties aux propriétaires. (belga/ca)


