Le procureur général près la Cour de cassation a conclu mercredi matin à la nécessité de mettre à néant l'arrêt de la cour d'assises de Liège qui, le 3 mars 2009, a condamné Marcel Habran à 15 ans de réclusion criminelle et à sa mise à la disposition du gouvernement pendant 20 ans.
Habran avait été reconnu coupable de l'attaque d'un fourgon de la Brinks à Waremme, le 12 janvier 1998. Mais les circonstances aggravantes relatives aux meurtres des deux convoyeurs n'avaient pas été retenues contre lui. Par contre, il avait été reconnu coupable d'avoir été le dirigeant d'une organisation criminelle.
Dans ce dossier fleuve de braquages sauvages avec meurtres de convoyeurs, prise d'otages et séquestration, Pépé Rosato a encore été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre assassinats. Anouar Bennane, qui avait accompagné Rosato dans trois de ces assassinats, a écopé de la même peine.
Enfin, Thierry Dalem, bien qu'acquitté de plusieurs braquages, s'est vu infliger 30 ans de réclusion criminelle notamment pour l'attaque de Waremme. Le jury liégeois l'avait désigné comme l'auteur du double meurtre.
Selon le procureur général près la Cour de cassation, ces quatre condamnés doivent être suivis dans leur demande de mise à néant de l'arrêt de la cour d'assises de Liège. Le magistrat a rappelé que la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la Belgique pour la forcer à motiver les décisions d'assises.
Les avocats de la défense, Mes Laurent Kennes, Michel Bouchat, Jean-Philippe Mayence et Xavier Montiel, ont salué l'objectivité de l'exposé du ministère public et s'en sont référés à leurs mémoires en cassation.
L'arrêt sera rendu mercredi après-midi. (belga)


