"Bruxelles joue son avenir face à la pire des crises"
Face à la crise la plus profonde de son histoire, la Région bruxellois jouera son avenir et sa crédibilité auprès de la population au cours des années à venir, a affirmé mercredi soir le ministre-président bruxellois Charles Picqué faisant le point sur les perspectives budgétaires de la Région-capitale lors du congrès de rentrée de la fédération bruxelloise du PS.
"Le bon sens nous guiderait de solliciter l'aide supplémentaire qu'elle mérite. Mais certains attendent sa fragilisation pour la remettre en cause, soutenus en cela par le MR qui fait croire, pour des raisons de rancoeurs de bas étage, que Bruxelles a des réserve et ne gère pas bien ses affaires", a notamment dit le ministre-président.
Pour Charles Picqué, le plus dure reste à faire dans les négociations budgétaires en cours. Après un premier quasi-accord sur 126 millions d'euros d'économies, il faudra encore débusquer 180 millions d'euros pour ajuster le budget 2009. Ce sera dur, mais pour 2010, il faudra selon lui faire preuve de plus d'imagination encore.
Charles Picqué espère obtenir une ligne budgétaire du gouvernement fédéral pour financer des invcestissements en matière de mobilité. Autre piste: abandonner certains projets engagés via l'accord de coopération Beliris pour payer des infrastructures de mobilité dont les factures tombent.
On explorera aussi, selon lui, de nouvelles voies pour améliorer les recettes via la fiscalité immobilière. Les organismes para-régionaux et certaines communes devront aussi contribuer aux efforts, a-t-il averti. (belga/cb)