Van Rompuy plaide pour l'approche pas à pas des dossiers
Dans sa réponse aux intervenants, le premier ministre Herman van Rompuy a souligné que seule une "approche pas à pas" permet d'arriver à des solutions et que toutes les autres méthodes mènent à la catastrophe.
L'approche par étape est valable dans tous les domaines, a insisté M. Van Rompuy. C'est ce que le gouvernement a fait pour trois importants dossiers, celui de l'asile et l'immigration, celui du nucléaire et le budget. C'est aussi la méthode que le premier ministre compte appliquer à Bruxelles-Hal-Vilvorde qui pour lui, doit aller de pair avec une réforme de l'Etat. Dans la foulée, il a rappelé que pour avril 2010, il faudra trouver une solution négociée pour Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Une solution à BHV pour avril 2010Il a évoqué la situation de mai 2008 lorsque les francophones ont d'abord refusé de soulever un nouveau conflit d'intérêt. "La N-VA était alors de ceux qui demandaient aux francophones d'accepter de déclencher une nouvelle procédure. Qu'elle ne vienne pas maintenant critiquer qu'on ait à nouveau recours à cette méthode", a-t-il encore dit.
"Nous allons continuer à travailler dans les prochains mois comme nous l'avons fait jusqu'à présent. J'avais annoncé plusieurs chantiers. Nous en avons résolu trois. Nous allons continuer. Je ne dirai pas que les dossiers qui restent sont les plus durs mais ils sont déjà en discussion depuis très longtemps, je dirais même trop longtemps", a-t-il souligné.
Val Duchesse, une garantie de succès?Et de conclure que les dernières discussions à Val Duchesse ont "chassé les fantômes de 2007 et 2008". "Si nous y retournons, les chances de succès sont grandes", a-t-il ajouté.
Avant cela, le premier ministre avait défendu le budget et l'approche pluriannuelle de celui-ci. Il a aussi insisté sur le fait qu'il n'était pas indécent de demander un effort aux entités fédérées pour retourner à l'équilibre budgétaire.
"Faire un budget, c'est se fixer des objectifs et voir comment y arriver avec, je dirais, un chapelet de mesures, mais j'utiliserai plutôt l'expression série de mesures. De ceux qui nous ont reproché de ne pas avoir de vision, je n'ai entendu au cours de ce débat aucune suggestion, pas la moindre idée, pour atteindre nos objectifs", a conclu le premier ministre. (belga/th)