La pauvreté n'empêche pas un enseignement de qualité

Les écoles fréquentées par des enfants de milieux défavorisés économiquement peuvent offrir un enseignement de qualité, selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université d'Anvers auprès des écoles "pauvres" de la métropole. C'est ce que rapporte lundi De Standaard.
 
Le sociologue Patrick Eyckmans a voulu étudier le rôle que pouvait jouer l'école dans un quartier défavorisé. Il a dès lors mené une étude sur les retards scolaires dans les quartiers défavorisés à Anvers, notamment le Stuyvenberg et le Seefhoek.
 
Son étude fait apparaître qu'un nombre préoccupant d'écoles compte un important pourcentage d'écoliers avec un retard scolaire. Six écoles sur dix ont réalisé un mauvais score à ce niveau. Ainsi, 70% des élèves de l'école fondamentale De Pijl ont déjà doublé.
 
Mais il y a aussi de bonnes nouvelles. L'école fondamentale Sint-Maria Basisschool et l'établissement de Evenaar, deux écoles avec des populations d'enfants de milieux défavorisés comparables à celles fréquentant l'école De Pijl, comptent un pourcentage relativement bas d'élèves ayant un retard scolaire.
 
Reste à savoir ce que les écoles qui ont de bons scores font autrement que les autres. "Nous avons pris des dispositions importantes ces dix dernières années en vue de l'informatisation de notre école", affirme Koen Tubeeckx, le directeur de Sint-Maria. "Nous avons acheté des logiciels qui nous permettent d'accompagner les élèves de manière optimale. Nous offrons ainsi à chaque enfant un enseignement sur mesure". (belga/ca)
19/10/09 09h39
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