L'Etat belge va se constituer partie civile dans le procès KB Lux
La deuxième surprise du procès KBL, lundi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, c'est l'annonce par Me Marc Libert de la constitution de partie civile de l'Etat belge. Elle aura lieu mardi matin.
Onze des prévenus ont été des dirigeants ou des cadres importants de la Kredietbank (devenue KBC) ou de sa filiale luxembourgeoise KB Lux (devenue KBC European Private Banking). Les trois autres prévenus furent des clients de la KB. Ce trio se compose de Lucien Verkest, le chef d'entreprise impliqué dans le scandale de la dioxine, de son épouse, et de Rita Verstraeten, surnommée « la femme la plus riche de Belgique ». Mais aucun de ces trois prévenus ne s'est manifesté à l'audience.
Les personnages phares de ce dossier restent Etienne Verwilghen, CEO de KBC Groupe; Damien Wigny, ex-CEO de KB Lux; et Remi Vermeiren qui fut le grand patron de la KBC jusqu'en 2003. Selon l'accusation, ils sont les responsables de l'une des plus grosses affaires de fraude fiscale qu'ait jamais connue la Belgique. Le montant de la fraude est estimé à quelque 400 millions d'euros par le parquet. Les onze premiers prévenus doivent répondre de faux, d'usage de faux, de fraude fiscale et d'association de malfaiteurs. Ils clament leur innocence.
Le dossier a été mis à l'instruction, le 9 mai 1996, après la découverte par les enquêteurs de documents internes à la KBL reprenant des milliers de comptes anonymes qui appartiennent, selon le ministère public, à des clients qui souhaitaient dissimuler leur fortune au fisc belge.
Le président Hendrickx, qui a énuméré en audience la liste des pièces du dossier qui sont manquantes, a mis l'affaire en continuation à mardi matin. Il commencera par faire la synthèse du dossier. (belga)