Les mineurs étrangers non accompagnés plus accueillis
Fedasil a décidé le 12 octobre dernier de ne plus accueillir les mineurs étrangers non accompagnés (MENA) qui ne demandent pas l'asile, hormis ceux qui sont particulièrement vulnérables. La plate-forme "Mineurs en exil" et l'association "Défense des Enfants International-Belgique"(DEI) dénoncent cette décision qu'elles jugent illégale et mettent Fedasil en demeure de la retirer endéans les 48 heures. Elles menacent de porter l'affaire en justice.
Fedasil (l'Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile en Belgique) n'accueille plus depuis mercredi les mineurs étrangers non accompagnés (MENA) qui ne demandent pas l'asile. La décision prise le 12 octobre n'est entrée en vigueur que mercredi. Les MENA, particulièrement vulnérables en raison de leur jeune âge, de leur état de santé mentale ou de leur statut de victime de traite des êtres humains, échappent à cette instruction.
Les mineurs étrangers non accompagnés qui ne demandent pas l'asile ne sont plus hébergés ni dans les centres d'accueil Fedasil, ni même dans les deux centres d'observation et d'orientation (COO) qui leur sont spécialement dédiés. Fedasil justifie son choix par la saturation de son réseau et des COO.
La plate-forme "Mineurs en exil" et DEI considèrent que la décision de Fedasil est contraire à la loi sur l'accueil des étrangers qui prévoit l'accueil de tous les mineurs étrangers non accompagnés, qu'ils soient demandeurs d'asile ou non. "Et la Communauté française (...) estime qu'ils sont avant tout des étrangers et que c'est donc à l'Etat fédéral à les accueillir", précisent les deux ONG. (belga)