Un vice-président pour sortir le MR de la crise

On se dirigerait vers une sortie de crise au MR. Un Conseil du parti est convoqué à 21 heures au cours duquel le président Didier Reynders devrait proposer des formules qui auraient reçu l'assentiment des deux camps dans le courant de la nuit.

Après la séance marathon de négociations entre les deux groupes - ceux qui soutiennent le président Didier Reynders et ceux qui demandent qu'il quitte la présidence - on a appris lundi matin qu'une sortie de crise serait en vue.

Dans la soirée, une réunion restreinte de cinq personnalités du parti - Didier Reynders, Olivier Maingain (FDF), Gérard Deprez (MCC) et les anciens présidents Louis Michel et Daniel Ducarme - a, en effet, semble-t-il permis de faire avancer la discussion. "Chacun s'est dit qu'on ne pouvait pas déshabiller Didier sur la place publique", commentait un des participants.

Michel, Chastel ou Borsus?
Parmi les propositions faites par Didier Reynders et qui pourrait permettre de sortir de la crise, il y a notamment la nomination d'un vice-président. Celui-ci aurait de véritables pouvoirs et le poste devrait revenir à un de ceux qu'on appelle les rebelles. On cite les noms de Charles Michel, Olivier Chastel ou Willy Borsus.

Didier Reynders se serait aussi engagé à faire fonctionner les instances du parti qui ne se réunissent plus depuis des années. Il proposerait également d'organiser des élections à la présidence du parti après les prochaines élections fédérales quel que soit le moment où celles-ci auront lieu.

Définir les compétences
Une réunion doit encore avoir lieu ce lundi après-midi entre les deux camps pour finaliser les propositions. Il faudrait notamment encore préciser les compétences exactes du vice-président. Il devrait reprendre une bonne partie des compétences du président notamment pour l'animation des sections locales.

Il serait aussi en charge de tout ce qui concerne les niveaux de pouvoirs autres que le fédéral. "Le fédéral resterait évidemment sa compétence et c'est bien normal par la fonction qu'il occupe au gouvernement fédéral", notait un des participants.

"Si Didier respecte ce qu'il a dit dans la nuit, on devrait sortir de la crise", commentait un des barons du parti. Qui ajoutait "sinon ce sera le clash". (belga)
26/10/09 12h42
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