88 indicateurs mesurent le progrès humain

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Par: rédaction
26/10/09 - 17h37

Le Bureau fédéral du Plan a présenté lundi son cinquième rapport sur le développement durable, un document de plus de 200 pages reprenant pas moins de 88 indicateurs, avec lequel il ambitionne d'apporter sa contribution aux débats sur la mesure du progrès humain.
 
Selon Nadine Gouzée, qui a coordonné le projet, "la simplicité n'est pas nécessairement une bonne chose". Certains indices synthétiques, comme l'empreinte écologique promue par des ONG ou l'indice du développement humain de l'ONU, seraient trop basiques pour permettre une bonne compréhension de la société.

88 indicateurs
Le Bureau du Plan a dès lors retenu une approche nettement plus complexe. Son rapport récapitule les progrès de la Belgique sur des sujets aussi divers que la taille des ménages, la part de marché du café équitable, l'obésité, l'usage de pesticides, la production d'énergies renouvelables, la pauvreté, l'endettement ou encore le stress au travail.
 
En tout, 88 indicateurs, dont la quintessence a été extraite dans un tableau de 18 indicateurs, qui doit servir d'aiguillon aux décisions du gouvernement. Le ministre compétent, Paul Magnette, s'est d'ailleurs vu remettre officiellement le rapport lundi.
 
Le rapport "m'a laissé l'impression d'une société belge qui progresse sur le front environnemental, mais qui connaît une inquiétante régression sociale", a-t-il résumé, pointant les indices préoccupants relatifs à l'endettement des ménages ou à la pauvreté.
 
Le bonheur humain
Mais au-delà des enseignements concrets, le Bureau du plan espère aussi contribuer aux débats méthodologiques sur la mesure du bonheur humain, alors que d'autres instances en Europe se penchent sur la question.
 
La Commission européenne a présenté récemment une communication visant à aller "au delà du PIB", tandis qu'en France, une commission présidée par le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, cherche aussi à mieux mesurer le bien-être social.
 
Paul Magnette, lui-même ancien chercheur universitaire, s'est félicité de l'ambition affichée par le Bureau du Plan. "La Belgique n'est pas en reste" dans le débat statistique, a-t-il dit. "En Belgique aussi, on réfléchit, et depuis longtemps, sur les indicateurs" du progrès humain.
 
L'approche complexe retenue en Belgique serait la bonne selon le ministre, qui trouve peu d'intérêt aux indices tels que l'empreinte écologique. Trop agrégée, celle-ci "ne donne aucun signal aux décideurs politiques", a-t-il estimé, rejoignant les conclusions du Bureau du Plan. (belga/ca)

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