Linkebeek et Wezembeek veulent des écoles de la communauté française
Une motion a été votée lundi soir lors des conseils communaux des communes à facilités de Linkebeek et Wezembeek-Oppem, en périphérie bruxelloise, dans laquelle il est demandé à la Communauté française "de prendre matériellement et financièrement à sa charge l'organisation de l'enseignement francophone dans les communes à facilités et dans les autres communes ayant un statut linguistique spécial, et ce afin qu'il relève entièrement de sa compétence".
La motion, qui n'a été approuvée que par les membres francophones dans les deux conseils communaux, intervient à la suite de la décision du parlement flamand d'attribuer à la Communauté flamande l'inspection pédagogique dans ces écoles. Drogenbos avait déjà approuvé la motion jeudi dernier et Crainhem le fera vraisemblablement à son tour lors de la séance du conseil communal de ce mardi.
La décision flamande est qualifiée dans la motion de grave entorse unilatérale à l'équilibre institutionnel de notre pays. Selon les auteurs de la motion, cette décision a pour unique but de causer des dommages à un enseignement de qualité suivi par 2.600 élèves. Elle met de plus l'existence même de cet enseignement en danger, prend les élèves en otages et menace le statut et l'emploi du personnel enseignant.
La Communauté française ne doit donc pas se satisfaire, dans ce contexte, de saisir la Cour constitutionnelle, mais doit trouver des mesures structurelles, selon la motion. (belga/th)