Il n'y a pas un clan qui a gagné, selon Charles Michel
7S7 mise à jour
"Il n'y a pas un clan qui a gagné. Nous avons tous gagné collectivement", a déclaré le ministre MR Charles Michel mardi sur la Première (RTBF) au lendemain de l'accord conclu au sein du Mouvement Réformateur.
Promesse de fin de cumulLes rebelles, réunis au sein du "groupe Renaissance", dont Charles Michel faisait partie, avaient demandé un changement à la tête du parti. Ils ont obtenu une promesse pour 2011 de fin de cumul entre les mandats de ministre et de président de parti, des élections anticipées à la présidence et la désignation d'un 4ème vice-président en la personne du chef de groupe au Parlement wallon, Willy Borsus.
"Willy Borsus sera vice-président exécutif, avec des compétences autonomes. Il bénéficiera d'un transfert de compétences qui étaient aux mains du président, comme notamment la communication interne", a expliqué Charles Michel, évoquant "un partage des tâches et des responsabilités". "Un homme, quelles que soient ses qualités, ne peut pas tout faire seul", a-t-il ajouté.
Pour lui, il est fondamental que Willy Borsus dispose de tous les instruments qui lui permettent de mener à bien ses fonctions, y compris au niveau du capital humain et de l'autorité sur les collaborateurs proches du président.
Charles Michel a en outre souligné qu'il était important que le vice-président dispose d'un mandat électif. De plus, a-t-il dit, on ne peut pas comparer la charge de travail que représentent des fonctions occupées par M. Borsus à celle de vice-premier ministre et ministre des Finances occupées par Didier Reynders en même temps que la présidence du parti. Et, a souligné M. Michel, "c'est une démarche temporaire".
"Le cumul de M. Borsus, comme d'ailleurs celui de Didier Reynders, prendra fin après les prochaines élections fédérales. A ce moment, tout les cumuls s'arrêteront", a-t-il ajouté.
Michel pas candidatCharles Michel a précisé qu'il n'était actuellement pas candidat à la présidence du parti. "C'est tout à fait prématuré de parler de cela. J'irai jusqu'au bout de mon mandat de ministre", a-t-il conclu. Egalement interrogé sur la VRT, Charles Michel a expliqué que l'accord rendait le président Reynders moins dépendant du FDF. (belga)