Depuis deux ans, de plus en plus d'entreprises utilisent le licenciement pour motif impérieux pour mettre leurs travailleurs à la porte. Cela ne leur coûte rien, il leur suffit de trouver une raison, écrivent la Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg mardi.
"C'est lié à la crise, car, dans le cas d'un licenciement pour motif impérieux, l'employeur ne doit pas verser d'indemnité de licenciement et il n'y a pas de préavis. Un licenciement pour faute grave ne coûte rien à l'employeur", peut-on lire.
Actuellement, les entreprises osent soulever des futilités, indiquent la CGSLB et la FGTB. Les avocats affirment se voir souvent demander par les employeurs s'ils peuvent licencier un travailleur pour telle ou telle raison. "Les entreprises peuvent aujourd'hui prendre trop de libertés avec la description du motif impérieux", commente le président de la CGSLB Jan Vercamst.
C'est ainsi qu'une aide soignante en maison de repos qui avait mangé de la nourriture destinée aux résidants de la maison de repos a été licenciée pour vol.
Les syndicats demandent que les juges se prononcent de toute urgence sur le sujet. (belga)


