"Le FDF en Wallonie? Un risque d'affaiblissement"
Lors d'un "chat" avec les lecteurs du Soir, le nouveau vice-président du MR, Willy Borsus, a notamment dit qu'il n'était "pas du tout favorable à l'implantation du FDF en Wallonie". Du côté du FDF, on répond qu'on demande le respect des statuts du Mouvement et l'égalité de traitement entre les composantes.
Rien contre mais... rien pour non plusM. Borsus a été interrogé par plusieurs interlocuteurs sur la volonté du FDF de s'implanter en Wallonie. Parmi ses réponses, on peut notamment lire : "Je n'ai absolument rien contre le FDF et travaille d'ailleurs régulièrement avec plusieurs de ses mandataires mais je trouve que l'implantation en Wallonie est plus une difficulté et un risque d'affaiblissement collectif".
M. Borsus dit encore qu'"un point concernant le FDF sera à l'ordre du jour de notre plus prochaine réunion du Mouvement".
Du côté du FDF on demande le respect des statuts du Mouvement qui prévoit l'égalité de traitement des composantes et ne prévoit aucune limitation de l'action d'une des composantes à une région déterminée.
On rappelle encore que le FDF a toujours eu des sections en Brabant wallon et dans le Hainaut occidental et que cela n'a jamais posé de problème.
Respect des statutsOn ajoute aussi que Willy Borsus doit encore "un peu justifier son positionnement des jours précédents" mais qu'on "attend maintenant de lui qu'il se comporte comme un vice-président respectueux des règles statutaires du Mouvement".
Les "rebelles" avaient invoqué, outre le dégommage de Christine Defraigne en tant que chef de groupe au Sénat, la volonté exprimée par le président du FDF Olivier Maingain de développer son parti en Wallonie comme un des éléments déclencheurs de la lettre de protestation demandant au président Didier Reynders d'organiser des élections à la présidence du Mouvement.
Pour le reste, au FDF, on dit se refuser d'"ouvrir une nouvelle polémique qui n'a pas de raison d'être". (belga/acx)