L'asbl bruxelloise Aïcha, qui héberge des mineurs étrangers non accompagnés, est contrainte de fermer ses portes faute de financement suffisant, a annoncé mardi la RTBF. La Communauté française, auprès de qui elle est venue frapper, ne peut rien faire de plus.
L'asbl se présente comme le seul service à Bruxelles offrant un accueil non résidentiel aux mineurs étrangers non accompagnés, après leur passage par un COO (Centre d'observation et d'orientation).
A court de financement, Aïcha s'est vu récemment proposer par la ministre de l'Aide à la Jeunesse Evelyne Huytebroeck le financement de 2 des 5 équivalents temps pleins actifs. Mais lundi soir, au cours d'un conseil d'administration, l'asbl a jugé cela insuffisant pour poursuivre ses activités.
La question des MENA est à cheval sur plusieurs compétences. L'asbl veut un financement exclusif de la Communauté française, indique-t-on au cabinet Huytebroeck. Dans le cadre d'une compétence "supplétive" telle qu'envisagée à la Communauté française, "on ne peut aller plus loin" que la proposition avancée, déplore-t-on.
Au gouvernement fédéral, on souligne que le financement "complémentaire" qu'Aïcha avait sollicité et qui lui a été fourni via le Fonds européen des réfugiés n'est pas remis en cause. Mais pour ce qui est d'un nouvel effort financier, "jusqu'à preuve du contraire, la compétence est du ressort des Communautés", commente-t-on au cabinet du secrétaire d'Etat à l'Intégration sociale Philippe Courard.
Un accord de coopération fédéral-entités fédérées est en discussion. La question est de savoir "comment pousser les Communautés à remplir leur mission", indique le cabinet Courard, alors que la ministre Huytebroeck avait encore récemment appelé cet accord de ses voeux. (belga/th)
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