Pascal Smet veut implanter la Flandre dans Bruxelles

Le ministre flamand des Affaires bruxelloises Pascal Smet (sp.a) dévoile dans Le Soir son plan pour ancrer la Flandre à Bruxelles, passant par un changement de l'image de la capitale au nord du pays.
 
Réputation
Pascal Smet dit constater que la réputation de Bruxelles en Flandre n'est pas bonne: on en parle pour évoquer son folklore ou ses problèmes de sécurité, ce qui véhicule une image "négative ou ridicule".
 
Afin de modifier cette image, le ministre compte réduire les "complications" que Bruxelles, dit-il, fait à la VRT ou à VTM pour tourner des séries sur son territoire. Il veut aussi mettre à contribution les Flamands qui ont travaillé à Bruxelles, pour en faire des "ambassadeurs de Bruxelles en Flandre".
 
Vitrine
Une vitrine de la Flandre sera créée place de la Monnaie, le "Muntpunt", ainsi qu'une billetterie unique pour l'offre culturelle flamande sur Bruxelles.
 
L'ex-ministre bruxellois se montre critique envers la ville. En termes de sécurité et de propreté, "Bruxelles a raté complètement son renouveau urbain", tranche-t-il. Reconnaissant les difficultés budgétaires, il critique toutefois des ministres bruxellois qui "refusent de repenser la façon dont la Région fonctionne" et pointe du doigt les coupes budgétaires dans les transports en commun et les travaux publics.
 
Capitale
Il s'interroge même sur l'opportunité d'introduire un conflit d'intérêts sur ces matières. "Au fond, (Bruxelles) est tout de même la capitale de la Flandre", observe-t-il.
 
Réclamant un audit bruxellois sur la Région, il ajoute que "si les Bruxellois ne sont pas capables de le faire, d'autres devront intervenir".

Tests linguistiques
En sa qualité de ministre flamand de l'Enseignement, Pascal Smet envisage aussi d'organiser des tests linguistiques communs à 6 et 12 ans pour l'enseignement néerlandophone, à Bruxelles comme dans les grandes villes flamandes, indique-t-il mercredi, entre autres mesures.
 
Pascal Smet dit constater que l'enseignement néerlandophone "a atteint ses limites", à Bruxelles aussi, parce que beaucoup d'enfants ne maîtrisent pas le néerlandais.
 
Quotas?
Dans l'enseignement néerlandophone de la capitale, il envisage d'imposer un certain nombre de néerlandophones par classe. Se défendant d'une volonté de flamandisation, il se dit par ailleurs favorable aux collaborations entre réseaux scolaires, avec la Communauté française.
 
Pascal Smet confirme l'entrée en vigueur à la prochaine rentrée scolaire de la réglementation imposant qu'un élève entrant en primaire néerlandophone ait accompli sa dernière année de maternelle dans une école néerlandophone, ainsi que la demande d'un engagement écrit des parents à ce que leur enfant regarde les programmes télévisés flamands et participe aux activités socio-culturelles en flamand. Davantage de cours de néerlandais seront proposés aux parents dans les écoles.
 
Capacité à former
En outre, "on verra s'il ne convient pas d'organiser des tests linguistiques communs à 6 et 12 ans, à Bruxelles comme dans les grandes villes flamandes". "C'est une réflexion, pas encore une décision", précise-t-il.
 
Pascal Smet craint que l'on ne donne de faux espoirs aux parents qui envoient leur enfant dans des écoles néerlandophones qui ne sont pas capables de les former. (belga/acx)
 
28/10/09 10h46
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