Onkelinx défend l'utilisation d'un vaccin adjuvanté
Selon la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, le choix fait par la Belgique d'utiliser un vaccin adjuvanté contre la grippe AH1N1 a été fait sur la base de l'avis du comité scientifique influenza. Elle a ajouté que tant l'OMS que l'EMEA (European medecines agency) ont donné leur aval à l'usage de vaccin adjuvanté en ce qui concerne les femmes enceintes.
Mme Onkelinx a encore ajouté que les conclusions des différents experts en toxicologie opérationnels dans les agences de régulation sont identiques. Pour eux, le risque d'une grippe AH1N1 pour une femme enceinte lors du 2e ou 3e trimestre de la grossesse est beaucoup plus grand que celui de l'administration de ce vaccin.
La ministre souligne encore que les études précliniques de toxicité sur la fertilité maternelle, l'embryon, le foetus et le nouveau-né ont été réalisés sur des animaux avec le vaccin Pandemix contenant l'adjuvant. Rien de particulier n'a été identifié lors de ces études, a-t-elle dit.
Enfin, Mme Onkelinx a encore dit que si certains pays comme la France et l'Allemagne avaient préféré des vaccins non-adjuvantés à destination notamment des femmes enceintes, un nombre important d'autre pays ont fait comme la Belgique et opté pour l'autre solution.
La ministre répondait ainsi à une question de Catherine Fonck (cdH) qui est d'un avis contraire et estime que l'Etat belge doit mettre un vaccin sans adjuvant à disposition des femmes enceintes et des patients à risque. (belga/th)