Les syndicats snobent le plan De Crem et quittent la table

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Par: rédaction
30/10/09 - 12h54

Le front commun des syndicats militaires, à l'exception d'une organisation apolitique, a quitté vendredi matin une réunion de négociations avec des collaborateurs du ministre de la Défense, Pieter De Crem, faute d'avoir obtenu des réponses à trois questions "fondamentales" qu'il avait posées à propos du plan de restructuration de l'armée présenté par le ministre.
 
Manifestation
Ces trois syndicats, la Confédération des Syndicats chrétiens (CSC) Services Publics, la Centrale générale des Services publics (CGSP, socialiste) et le Syndicat libre de la Fonction publique (libéral), ont décidé de manifester en front commun le dimanche 15 novembre, le jour de la fête de la Dynastie, ont-ils précisé dans un communiqué.
 
Le front commun avait notamment demandé en début de séance sur quelle base le ministre avait-il pris ses décisions étant donné qu'il n'y a pas eu de consultation préalable avec les syndicats et de quel espace budgétaire disposait M. De Crem "afin que ce plan soit acceptable pour le personnel".
 
"Le manque de réponses concrètes à nos questions fondamentales nous a poussés à quitter la réunion", ont expliqué les syndicats.
Selon eux, seule la Centrale générale du Personnel militaire (CGPM) - qu'ils qualifient de "corporatiste" - ne s'est pas ralliée au front commun syndical et a continué la réunion seule avec les représentants de M. De Crem.
 
Bain de sang social
Les syndicats ont par ailleurs rappelé leur opposition de fond au "plan De Crem" - qui prévoit la réduction des effectifs des forces armées à 34.000 personnes, la fermeture d'une trentaine d'installations militaires, et la dissolution d'unités, avec une légère réduction du "niveau d'ambition" militaire belge sur le plan international -, le qualifiant d'"inacceptable" et d"irréalisable dans les délais souhaités par l'autorité".
 
"Nous n'acceptons pas un plan dicté par l'autorité dans lequel nous ne pouvons que modifier des points et des virgules", ajoutent-ils en évoquant "un inévitable bain de sang social".
 
Les syndicats ont introduit une demande pour l'organisation d'une manifestation le 15 novembre.
 
M. De Crem souhaitait finaliser le plan d'accompagnement social lié à son plan le lendemain, le 16 novembre. (belga/acx)

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