Le PS et cdH sont "d'une scandaleuse légèreté"

"L'attitude du PS et du cdH est d'une scandaleuse légèreté dans le dossier d'exportation d'armes de la FN Herstal vers la Libye, a estimé vendredi le sénateur MR, Philippe Monfils, rappelant que l'ancienne majorité s'est prononcée dans le dossier au lendemain des élections du 7 juin, en pleine affaires courantes et sans contrôle parlementaire, alors que les licences avaient été demandées par la FN près d'un an plus tôt.
 
"Manifestement, en décidant le 8 juin, le PS et le cdH ne voulaient pas assumer clairement et politiquement la décision, espérant qu'elle passerait inaperçue au lendemain des élections. Ce faisant, ils causent un tort énorme à la FN puisque 400 emplois sont mis en cause. Ce gâchis doit être sévèrement condamné", a remarqué Philippe Monfils, demandant que "le gouvernement PS-cdH-Ecolo reprenne le dossier, suive la procédure applicable et délivre ainsi les licences d'exportations".
 
"Il y va du sort de centaines de travailleurs. Il y va aussi de la crédibilité et de la survie d'une partie importante de l'industrie de l'armement en Région wallonne et particulièrement en Région liégeoise", a conclu le sénateur liégeois.
 
Pas d'urgence
De plus, la Présidente du parlement wallon, Emily Hoyos (Ecolo), n'a pas fait droit à la demande du député wallon MR, Richard Miller, de réunir de toute urgence la commission de contrôle des licences d'exportations d'armes. Elle a annoncé que la commission se réunirait le lundi 9 novembre, afin que le dossier puisse être examiné en toute sérénité.

Pour Richard Miller, c'est trop tard. "J'ai établi une proportion entre le caractère important du dossier, son urgence et la nécessaire réflexion. J'espère qu'à cette date, le Gouvernement, qui aura eu le temps d'examiner l'arrêt, viendra proposer une issue au problème", a commenté Emily Hoyos.

Attitude "partiale"
Pour Richard Miller, en agissant de la sorte, la présidente "joue le jeu du Gouvernement qu'elle privilégie au détriment du contrôle parlementaire, et cela est inacceptable", a-t-il commenté, qualifiant l'attitude de la présidente de "partiale" et "incompatible avec la responsabilité d'une assemblée parlementaire".

Le député MR rappelle que sa demande ne portait pas sur l'examen du fond du dossier, et la question de savoir s'il fallait ou non accorder les licences, mais "sur le fait que l'arrêt rendu par le Conseil d'Etat est entièrement justifié par la faute politique grave commise par le ministre en charge du dossier". (belga/ca)
30/10/09 18h00
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