Les forces de l'ordre ont mené jeudi soir au Bizet des devoirs afin de déterminer le plus précisément possible les circonstances de la disparition du petit Younes. Le tout a été filmé. "Il ne s'agit en aucune manière d'une reconstitution", insiste le procureur du roi de Tournai.
Devoirs policiers
"Pour qu'il y ait une reconstitution, il faut une infraction, ce qui n'est pas le cas dans le présent dossier. Il n'y a pour l'instant aucun élément constitutif d'une infraction. Ce n'est donc pas une reconstitution qui a été opérée hier soir au Bizet. Il s'agit de devoirs policiers afin de déterminer le plus précisément possible les circonstances de la disparition de l'enfant", expliquait vendredi matin Mme Marie-Claude Maertens, procureur du roi de Tournai.
Les parents de Younes étaient présents. En revanche, il n'a pas été fait appel à un acteur ou une poupée pour remplacer l'enfant. "Le tout a été filmé. Il s'agissait de bien recadrer une fois pour toutes ce qui s'est passé. Grâce à ce film, la juge d'instruction chargée du dossier a en main des éléments certains. A partir de là, d'autres devoirs complémentaires pourront être déterminés", précise le procureur du roi de Tournai.
Tranquilité
L'opération a commencé hier soir vers 21h au domicile des parents de l'enfant et s'est poursuivie sur la voie publique au-delà de minuit. "Personne n'avait été informé de cette opération afin que les enquêteurs puissent travailler tranquillement. Pas question qu'il y ait des crépitements de flashs. Ma présence sur place se justifiait par le fait que des devoirs devaient avoir lieu sur la voie publique et en cas de problème avec la presse. Rien d'autre", précise encore le procureur du roi.
La nuit du 25 au 26 octobre, entre 2h et 6h du matin, le petit Younes Jratlou a quitté son domicile durant une violente dispute entre ses parents. Depuis, on ne l'a plus revu. (belga/acx)


