Le tribunal bruxellois de première instance s'est penché vendredi sur le procès opposant l'imam anversois Nordine Taouil à la Sûreté de l'Etat, le chef de la Sûreté de l'Etat, Alain Winants et le ministre de la Justice Stefaan De Clerck. Taouil reproche à la Sûreté de l'Etat de lui avoir porté préjudice, en tenant des propos négatifs à son égard. Le procès sera traité le 2 septembre 2011.
L'imam s'était fait remarquer par ses déclarations à propos de l'interdiction du port du voile à l'athénée d'Anvers. A la mi-septembre 2009, Alain Winants, chef de la Sureté de l'Etat, avait déclaré dans l'émission "Terzake" que "Taouil doit être considéré comme un musulman extrémiste d'orientation salafiste-wahhabite qui milite activement dans des cercles salafistes".
Le jour suivant l'interview, la compagne de l'imam s'était vu retirer son attestation de gardienne d'enfants auprès de "Kind & Gezin". Considérant que la Sécurité de l'Etat, Alain Winants et Stefaan De Clerck avaient commis une grave faute professionnelle, Taouil a porté l'affaire devant les tribunaux.
L'imam exige donc des dommages et intérêts provisionnels, ainsi qu'une publication du jugement prochain dans au moins deux quotidiens et deux hebdomadaires. Il veut également soumettre la loi sur les services de renseignement et de sécurité à la Cour constitutionnelle. (belga/acx)


