La Flandre est la plus touchée par la crise

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Par: rédaction
7/11/09 - 09h49

La Flandre, la région la plus touchée par les suppressions d'emplois à la suite de la crise économique et financière, souffre du même syndrome que la Wallonie, à savoir tenter de préserver des activités déclinantes, déclare samedi l'économiste en chef de la banque Degroof, Etienne de Callatay, dans les colonnes du journal Le Soir.

En Wallonie, les coups sont relativement moins sanglants: "La désindustrialisation a été plus forte et s'est opérée dès la fin des années septante car les outils étaient moins compétitifs dans le sud du pays", explique-t-il.

Par ailleurs, "l'emploi wallon se révèle aujourd'hui plus stable car la part du public et du non-marchand est plus importante qu'en Flandre. Il y a en fait moins d'emplois privés au sud et surtout moins d'emplois privés dans l'industrie", ajoute l'économiste.

Activités déclinantes
La Flandre, elle, tente de préserver des activités déclinantes comme l'assemblage automobile. "Cette industrie est condamnée car elle est en surproduction en Europe occidentale et pâlit des coûts salariaux élevés. On va assister à un glissement vers l'Europe de l'Est", conclut-il.

Au cours des dix premiers mois de l'année, les restructurations annoncées ont coûté ou coûteront 26.000 emplois au pays, selon des données syndicales. La Banque Nationale de Belgique s'attend elle à dénombrer quelque 36.000 pertes d'emplois au 31 décembre 2009.

Postes touchés
Parmi les secteurs les plus touchés figurent l'industrie en général (plus de 8.000 postes en moins depuis janvier) et l'automobile en particulier (3.600), mais aussi le textile (1.000) et la finance (2.000). (belga/cb)

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