La CGSP déplore que la mixité ne soit plus l'objectif principal
La CGSP Enseignement n'est pas plus enthousiaste que la CSC à propos du nouvel avant-projet de décret "Inscriptions". Le syndicat socialiste remarque que la mixité sociale passe au deuxième plan et pointe lui aussi le "gros problème" du maintien et de la pérennisation du système des écoles primaires adossées à des écoles secondaires, et dont les élèves bénéficient d'une priorité à l'inscription en première secondaire.
A cause de cela, le système des inégalités va être exporté vers les écoles fondamentales: on va assister à un transfert de population scolaire des écoles non adossées vers les écoles adossées. L'inégalité sera d'autant plus grande que ce phénomène va entraîner des déplacements plus importants du domicile à l'école que tous les parents ne sont pas en état de gérer, estime le président de la CGSP Enseignement Pascal Chardome.
Il déplore aussi que la mixité sociale n'apparaisse plus dans le nouveau texte qu'au titre de préoccupation et non d'objectif. Le décret est de nature technique et vise plus la gestion de problèmes pratiques concernant la régulation du processus d'inscription que le but fondamental et pédagogique de la mixité, dit-il.
Le texte introduit par ailleurs une nouvelle inégalité en renvoyant la gestion des inscriptions aux chefs d'établissements qui pourront choisir (après consultation des parents, etc) la façon de gérer ces inscriptions (premier arrivé ou critères). Cela générera donc une nouvelle différence de traitement des inscriptions entre écoles, fait encore remarquer M. Chardome. (belga)