L'infirmière voulait alléger la souffrance des victimes

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Par: rédaction
9/11/09 - 15h14

D'après Françoise Navez, infirmière jugée aux assises du Hainaut pour deux assassinats et une tentative d'assassinat par administration d'insuline à trois de ses patientes du home "Les Amarantes", à Gerpinnes, de novembre 2006 à février 2007, son intention n'était pas de mettre fin aux jours des patientes mais de les faire admettre en milieu hospitalier.

Interrogée par le président Olivier Delmarche, l'accusée, qui a reconnu avoir empoisonné deux patientes et tenté d'empoisonner une troisième, a précisé que c'est la détresse physique et morale des victimes qui l'avait amenée à injecter une dose d'insuline, afin, d'alléger leurs souffrances. "Je n'ai pas mesuré l'ampleur de l'acte posé", a précisé Françoise Navez.

Si Françoise Navez avait d'abord avoué les trois empoisonnements aux enquêteurs, lors de ses auditions, elle s'était ensuite rétractée à deux reprises en ce qui concerne Marcelle George. "On faisait un amalgame avec d'autres décès au sein de la résidence, et j'avais peur qu'on m'impute d'autres cas que ceux pour lesquels j'étais en aveux", explique l'accusée.

L'empoisonnement de Marcelle George, le 04 novembre 2006, a été commis par l'accusée, 25 jours après son engagement dans le home. Pour Julia Tricot et Yvette Vandemergele, décédées toutes deux le 28 février 2008, l'infirmière ne les avait en charge que depuis dix jours, lorsqu'elle leur a injecté l'insuline.

L'accusée, qui a une carrière de 25 ans derrière elle en tant qu'infirmière diplômée, aurait été la cible de suspicions, non établies cependant, de plusieurs employeurs précédents: lacération de vêtements, vols, destruction de matériel. L'après-midi de lundi sera consacrée à l'audition des enquêteurs. (belga)

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