"Didier Reynders pourrait parfaitement remplacer Herman Van Rompuy"

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Par: rédaction
10/11/09 - 10h15

Le député européen Louis Michel (MR) a déclaré mardi matin au micro de la RTBF radio qu'il pensait qu'Herman Van Rompuy n'était pas irremplaçable au poste de Premier ministre et que plusieurs personnes, dont Didier Reynders, pourraient parfaitement faire son travail s'il partait à l'Europe.

"Je crois qu'Herman Van Rompuy est un homme de consensus, c'est un homme de compromis (...) Pour moi ce serait certainement un bon candidat", a déclaré Louis Michel à propos de la possible accession de l'actuel Premier ministre à la présidence du conseil européen. "Généralement quand on doit désigner à des fonctions importantes au niveau européen, il est assez rare qu'il n'y ait pas de surprise. Je suis prudent quant aux pronostics qu'on peut faire", a-t-il toutefois ajouté.

"On ne peut pas dire que c'est un drame pour la Belgique si monsieur Van Rompuy est parti comme président du conseil. Je pense que personne n'est irremplaçable et qu'il y a un certain nombre d'hommes d'Etat, dont Didier Reynders par exemple, qui pourraient parfaitement faire le travail", a estimé le député Michel.

"Personne n'a jamais remis en cause ni le leadership ni la fonction du vice-premier ministre ou de ministre des Finances de Monsieur Reynders, qui exerce cela à la plus grande satisfaction de tous nos électeurs", a affirmé Louis Michel, revenant sur le climat récemment perturbé au sein du MR. "Le problème, c'était une différence d'appréciation stratégique sur la question du cumul. On a trouvé une solution qui me paraît tout à fait acceptable et qui peut vraiment relancer la dynamique du parti", a-t-il commenté.

"Je crois qu'il est inconvenant, comme je l'ai entendu dans la bouche de certains francophones, de rejeter l'idée d'avoir un premier ministre francophone de manière assez vulgaire. Je pense que ce serait quand même important un jour de briser la fatalité qui consiste à accepter comme un fait définitivement acquis qu'un premier ministre ne peut jamais être francophone. Dans un pays comme le nôtre, ce serait assez logique qu'il y ait de temps en temps une alternance", a estimé M. Michel.

"Les gens de la majorité ont les clés du 16, rue de la Loi. Il ne faut pas oublier non plus que les formateurs sont désignés par le Roi. Je pense qu'il y aura une appréciation globale de ce qui sait se faire et de ce qui peut se faire. Il faudra aussi discuter au fond, sur les programmes. Quand on change la tête d'un gouvernement, certains seront demandeurs au minimum d'un mini-accord ou d'une actualisation", a-t-il nuancé. (SC)

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