De Crem veut renouer avec les syndicats, mais reste ferme sur son plan
Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a fait part jeudi de sa volonté de renouer le dialogue avec les syndicats militaires "dès lundi", au lendemain de la manifestation nationale qu'ils organisent dimanche pour protester contre son plan de restructuration de l'armée.
Il a toutefois réaffirmé au Sénat sa volonté de réaliser ce plan - qui comprend une réduction des effectifs de l'armée à 34.000 personnes et la fermeture d'installations militaires - "au plus vite, avant la fin de la législature" en juin 2011.
"Je n'ai pas la volonté d'imposer les mesures préparées. J'ai, au contraire, l'intention de les finaliser au plus vite avec l'ensemble des organisations syndicales représentatives", a assuré M. De Crem (CD&V) en réponse à une question du sénateur Philippe Monfils (MR).
"Je n'ai pas la volonté d'imposer les mesures préparées"Le front commun des syndicats militaires - la Confédération des Syndicats chrétiens (CSC) Services publics, la Centrale générale des Services publics (CGSP, socialiste) et le Syndicat libre de la Fonction publique (libéral) - a toutefois quitté la table des négociations et a appelé les militaires et leurs familles à manifester dimanche à Bruxelles.
"Je regrette cette décision, mais je la respecte", a souligné le ministre. "Dès lundi, je m'emploierai à essayer de reprendre le dialogue", a-t-il poursuivi. M. De Crem a encore indiqué que son administration avait préparé une série de mesures concrètes, dans le domaine du logement (pour les milliers de militaires qui devront faire mutation), en faveur des familles et des enfants, et l'activation du service social.
Il a toutefois prévenu qu'il ne reviendrait pas sur le plan d'infrastructures, alors que le MR lui a demandé de reconsidérer certaines fermetures de casernes, comme à Arlon et à Bastogne. (belga/th)