Van Rompuy n'acceptera le poste à l'UE que s'il ne peut faire autrement
Le Premier ministre Herman Van Rompuy "comprend très bien qu'il entraîne la Belgique dans une nouvelle crise s'il part (pour devenir président du Conseil de l'Union européenne). Il n'acceptera ce poste que s'il ne peut faire autrement", affirme Wilfried Martens, dans une interview publiée samedi par le journal
De Tijd.
Il est évident, selon M. Martens - qui préside également le Parti populaire européen (PPE) - que M. Van Rompuy ne souhaite devenir président permanent du Conseil européen que par consensus. Un vote serait une situation "gênante", souligne l'ancien Premier ministre.
Il reconnaît aussi qu'une décision dépend largement des Britanniques. "Si aucune solution n'est trouvée pour la frustration des nouveaux Etats-membres et la Grande-Bretagne, cela risque de se traduire par un 'non' à Van Rompuy", prévient M. Martens.
Il n'exclut pas que Londres, qui défend toujours la candidature de l'ancien Premier ministre Tony Blair, change son fusil d'épaule et propose la commissaire européenne Catherine Ashton comme haut représentant pour la politique étrangère de l'UE.
L'ancien chef du gouvernement affiche enfin sa préférence pour l'actuel ministre des Affaires étrangères, Yves Leterme, comme nouveau Premier ministre.
"Je me reconnais en lui. Je m'attends à ce qu'il ait un parcours identique au mien: un mauvais départ, mais une longue carrière au sommet", dit-il, tout en qualifiant un interrègne de Jean-Luc Dehaene jusqu'en 2011 de "solution intérimaire peut-être élégante". (belga/ca)