Gerolf Annemans (VB).
Après la Chambre il y a trois semaines, le Sénat a refusé jeudi de prendre en considération une proposition de résolution du Vlaams Belang appelant au démantèlement de la Belgique.
Dans la foulée de Philippe Mahoux (PS), le chef de groupe cdH, Francis Delpérée, a appelé les sénateurs à ce qu'ils refusent de mettre à l'ordre du jour de leurs futurs travaux cette proposition de résolution qu'il a qualifiée de "provocation", voire "d'insulte" au "Sénat", à la "Belgique" et à tous les "démocrates". Cette prise de position, et particulièrement la dernière envolée du constitutionnaliste, a entraîné de vives protestations sur les bancs du VB.
Philippe Moureaux (PS) a justifié le refus de prendre en considération une telle proposition en faisant référence à la "période difficile" que traverse actuellement le pays. Francophones et Flamands devront faire des pas l'un vers l'autre mais dans "le cadre du royaume de Belgique", a-t-il dit. José Daras (Ecolo) a été dans le même sens, soulignant le caractère "politique" du vote sur la prise en considération de la résolution VB qui en d'autres moments moins difficiles aurait pu souffrir d'un vote purement "technique". Il faut "montrer les limites que d'aucuns ne veulent pas franchir", a-t-il ajouté.
Au nom du MR, François Roelants du Vivier a dit partager les considérations des interlocuteurs précédents. Sur les bancs des parlementaires néerlandophones, Freya Piryns (Groen! ) a mis en exergue "l'inutilité" de la démarche du VB, les discussions entre les deux grandes communautés du pays devant se dérouler dans "le cadre d'un Etat belge". La chef de groupe sp.a-Spirit, Myriam Vanleerberghe, a tenu le même langage, ajoutant que le VB déposait ce type de résolution "pour des raisons de timing bien précises". (belga)


