Revenant sur son propos de début de journée, la bourgmestre faisant fonction de la commune de Schaerbeek a précisé mercredi soir que sa commune n'était pas prête à accepter l'installation d'un camp de réfugiés sur son territoire.
Tout au plus, a-t-elle "toléré" le coup de projecteur donné depuis mercredi matin "sur la situation humaine difficile" que les associations organisatrices ont voulu mettre en exergue, en mettant devant le fait accompli la commune et la zone police de Bruxelles-nord.
Cinq associations ont décidé de mener une action symbolique pour faire pression sur le gouvernement fédéral dans la question des places d'accueil pour demandeurs d'asile, à l'ordre du jour d'une réunion ministérielle vendredi.
Les 5 associations ont ainsi décidé d'abriter quelques demandeurs d'asile dans des tentes dressées dans le quartier Gaucheret, à Schaerbeek.
Selon la bourgmestre faisant fonction, les 5 associations se sont engagées à prendre en charge et à gérer ce site, sous leur entière responsabilité. Devant la situation humaine très difficile que vivent les demandeurs d'asile, dans l'absence anormalement longue de réponse politique face à des obligations internationales, Cécile Jodogne a décidé de "tolérer cette opération de communication et ce coup de projecteur symbolique" imposé sur son territoire par cinq organisations sérieuses.
"Mais cette tolérance est limitée à la volonté des associations de tirer la sonnette d'alarme à l'avant-veille de la réunion des ministres du gouvernement fédéral. Il n'est évidemment pas question d'installer durablement un 'camp' en pleine ville, au milieu d'un quartier densément peuplé", a-t-elle commenté mercredi soir.(belga)
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