Marcourt met de nombreuses conditions à un test d'aptitude
Le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt n'accepterait l'idée d'un test d'aptitude à pratiquer auprès des étudiants désirant suivre des études de médecine que si ce test n'avait qu'une valeur indicative. Il entend aussi le lier à une série d'autres conditions.
Interrogé mercredi devant le parlement de la Communauté française par plusieurs parlementaires, le ministre ne s'est guère montré enthousiaste envers l'idée lancée le matin même dans le quotidien Le Soir par le Doyen de la faculté de médecine de Liège Gustave Moonen, afin de répondre à la pléthore d'étudiants désirant suivre des études de médecine.
"Si on imaginait aller dans le sens d'un tel test, il faudrait qu'il ne constitue pas un obstacle aux inscriptions mais qu'il serve d'indication quant aux forces et aux faiblesses de l'étudiant", a-t-il dit. Il devrait aussi aller de pair avec des actions de remédiation concernant ces lacunes, l'organisation de formations préparatoires pendant les humanités et un système de valorisation de crédits d'études et de dispense de notes, estime M. Marcourt.
Il a défendu son idée de ramener la durée des études de médecine générale de 7 à 6 ans, pour se conformer aux exigences européennes et confirmé sa volonté de ne pas réinstaurer de limite au nombre d'étudiants dictée par le numerus clausus. Il poursuivra à ce propos ses contacts avec le gouvernement fédéral, parallèlement à la réflexion globale sur la réforme des études de médecine qu'il mène avec les représentants des étudiants et des facultés. (belga)