Le CECLR relance le débat sur le port du voile

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Par: rédaction
24/11/09 - 13h10

Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) entend relancer le débat sur le port de signes convictionnels dans la sphère publique en présentant mardi son outil internet d'information et de recommandations.

En parlant de "signes convictionnels", qui peuvent être tant religieux, que philosophiques et politiques, le Centre entend ainsi dépasser la polémique qui entoure le foulard.

Dans la plupart des situations de la vie quotidienne, le port des signes convictionnels ne devrait poser aucun problème, selon le CECLR. Aussi, la question est circonscrite à trois secteurs: l'emploi, les services publics et l'enseignement.

Pour chacun des ces trois secteurs, l'outil internet "Signes" (www.diversite.be/signes) propose une méthodologie et fait des recommandations concrètes, dont celle de légiférer sur les signes convictionnels à l'école ou dans les services publics.

Le principe de liberté d'exprimer et manifester pacifiquement ses convictions est le point de départ de la réflexion. "Bien sûr, aucune liberté, même fondamentale, n'est absolue. Mais les éventuelles limitations doivent être circonscrites, justifiées et proportionnées", explique Edouard Delruelle, directeur adjoint du CECLR.

A travers la présentation de nombreuses situations concrètes dans les trois secteurs concernés, l'outil vise tant à informer les citoyens sur leurs droits qu'aider les pouvoirs publics à aborder la question des signes convictionnels de "manière informée et constructive", souligne le CECLR.

"Le Centre n'a pas vocation d'arbitre ni celle de se substituer au législateur. (...) Cet outil est essentiellement un travail d'information et de recommandation, basé sur l'analyse juridique", précise M. Delruelle. (belga)

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