"Les examens de médecine via internet: irréfléchi"
Le projet, enterré depuis, des responsables de la faculté de médecine de l'ULB de faire passer les examens de janvier de première année par internet était manifestement un effet d'annonce des autorités de la faculté vraisemblablement irréfléchi et peu respectueux des étudiants concernés, sans aucune concertation ni avec leurs autorités académiques, ni avec leurs homologues des autres universités, a jugé mercredi le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt devant le parlement de la Communauté française.
Numerus clausus versus BologneCet incident illustre toutefois la réelle difficulté d'organisation de ces études induite par le numerus clausus imposé à l'accès des diplômés aux numéros INAMI, a indiqué le ministre, répondant en séance plénière à une question de Daniel Senesael (PS) et Michel de Lamotte (cdH).
M. Marcourt en a profité pour répéter que ce numerus clausus appliqué par le gouvernement fédéral bloque la plupart des mesures d'aide à la réussite introduites par "Bologne": épreuves partielles, dispenses, réorientation, etc.
Et la légalité?Dès lors, les facultés, confrontées aux difficultés matérielles d'organisation des examens vu le nombre élevé d'étudiants à la suite de la suspension du numerus clausus, ont pu imaginer modifier une activité pédagogique vidée de ses conséquences légales concrètes, a reconnu M. Marcourt.
Mais selon lui, lorsque le numerus clausus a été suspendu en Communauté française, ces mesures ont été rétablies en médecine et dentisterie, comme la session de janvier, qui permet aux étudiants de première année d'engranger les résultats satisfaisants, tout en pouvant représenter en juin les examens ratés.
Consensus... contre la propositionC'est une mauvaise interprétation des dispositions légales -rédigées de façon particulière, a-t-il reconnu- qui a conduit les responsables de la faculté à faire leur proposition.
La Fédération des Etudiants Francophones a elle aussi protesté contre les examens Internet, une manière selon elle d'écrémer des étudiants inscrits en plus grand nombre cette année. (belga/acx)