Il ne revient pas au CD&V de résoudre le problème qui se pose à propos des mesures fédérales en matière d'emploi mais aux ministres Milquet et Muyters, a expliqué dimanche le ministre-président flamand, Kris Peeters, au cours de l'émission De Zevende Dag sur la VRT.
La Flandre, à l'initiative de son ministre de l'Emploi Philippe Muyters (N-VA), a menacé vendredi d'enclencher une procédure en conflit d'intérêts contre certaines mesures d'activation du plan de la ministre fédérale de l'Emploi, Joëlle Milquet. L'une d'elles vise à stimuler l'embauche des jeunes. Mme Milquet a clamé son indignation après cette annonce. Selon elle, si une telle procédure était lancée, il s'agirait d'un "problème politique majeur" pour son parti, le cdH. Elle en a appelé au CD&V qui compte dans ses rangs le premier ministre et le ministre-président flamand.
M. Peeters a renvoyé la balle à Mme Milquet. "Qui est la mieux placée pour résoudre ce problème? (...) Son raisonnement devrait être: si c'est une demande qui vient de Flandre, je vais trouver un compromis", a-t-il dit. Quant à savoir si le conflit d'intérêts pourrait mettre en danger le gouvernement Leterme, M. Peeters répond que c'est Mme Milquet qui parle de problème politique.
"Ce n'est pas au CD&V de résoudre ce conflit mais à Milquet et à Muyters. Si nécessaire, je veux bien discuter avec Leterme et Milquet mais nous considérons que le niveau fédéral doit tenir compte au maximum de nos demandes", a-t-il ajouté. (belga/cb)


