Face à la menace du gouvernement flamand d'enclencher une procédure en conflit d'intérêts pour bloquer le plan d'embauche des jeunes et des chômeurs âgés en temps de crise, la ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet (cdH), s'est adressée lundi aux Flamands via une carte blanche publiée dans De Morgen et reproduite dans Le Soir. Elle en appelle à "la raison" des Flamands.
En sept points, la ministre tente d'expliquer aux Flamands pourquoi l'attitude du gouvernement flamand est "incompréhensible". Elle rappelle ainsi que le projet a obtenu le soutien du CD&V et de l'Open VLD ainsi que des partenaires sociaux flamands.
Joëlle Milquet souligne également que les mesures relèvent du fédéral mais que, "par souci de concertation et de correction", elle a organisé une concertation avec les Régions et a adapté certaines mesures à la demande du ministre flamand de l'Emploi, Philippe Muyters (NV-A), "alors que rien ne l'y obligeait".
"Je trouverais aberrant qu'un gouvernement en pleine crise s'oppose à l'entrée en vigueur de mesures fortes à la fois pour embaucher et les jeunes chômeurs flamands et les chômeurs âgés flamands et pour diminuer le coût salarial. Qui pourrait me comprendre? Si je n'étais pas une ministre francophone et si les mesures ne venaient pas du gouvernement fédéral, le ministre NV-A aurait-il eu la même analyse?", s'interroge Joëlle Milquet, qui souligne dans Le Soir qu'il s'agit d'un "problème de Flamands et de Francophones; un problème communautaire aussi grave que BHV". (belga/acx)


