Le vice-président du MR et président de la fédération namuroise, Willy Borsus, a rappelé vendredi que le cas du bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux, sera examiné le 18 janvier par le Conseil de conciliation et d'arbitrage du MR, organe de contrôle de la déontologie au sein du parti.
Le 21 décembre, la chambre des mises en accusation de Liège a confirmé le renvoi en correctionnelle de M. Fournaux dans le dossier du casino de Dinant. Le même jour, le président du MR, Didier Reynders, faisait savoir que, selon lui, l'intéressé devait faire un pas de côté.
Et quelques heures plus tard, M. Fournaux annonçait qu'il se retirerait du Conseil et du Collège de sa zone de police et n'exercerait plus les missions de police administrative qui lui incombait.
La deuxième partie de la décision s'est pourtant révélée moins évidente qu'il n'y paraissait sur le plan juridique. La loi confie en effet au bourgmestre la mission d'exercer la police sur le territoire de sa commune. Sur le plan politique, les élus de la Liste du bourgmestre ont quant à eux demandé à M. Fournaux de conserver ses mandats, en rappelant que leur liste ne portait pas le label MR et qu'ils n'étaient pas tenus d'obtempérer aux consignes de M. Reynders.
Il s'agit d'une communication des élus de la Liste du bourgmestre et non de M. Fournaux, a rappelé vendredi M. Borsus. Jusqu'à preuve du contraire, la décision de M. Fournaux reste donc d'actualité. (belga/ca)


