En pleine tourmente médiatique, Michel Daerden a tout de même fait un saut aux voeux du PS qui se tenaient à Bruxelles, où il s'est présenté jeudi soir sur le tard. Interviewé, pour l'occasion, par une journaliste de la VRT, "Papa" s'est dit malheureux de ce qui lui arrivait.
"Je n'ai plus rien à voir avec ce bureau de révisorat depuis 2001. Par voie de conséquence, quand on essaie de m'impliquer dans ce débat, ça n'a aucun sens", a-t-il déclaré au sujet de son éventuelle implication dans l'attribution de contrats de révisorat à la société DC&Co, qui appartient à son fils Frédéric.
"Petit enfant n'en a pas besoin"
"Ce n'est pas papa qui défend son petit enfant. Papa n'en a pas envie et petit enfant n'en a pas besoin", ajoute le ministre des Pensions, qui se dit convaincu que l'information judiciare démontrera combien toute sa vie il a été d'une correction totale, selon les mots de l'intéressé.
"Est-ce que vous me croyez assez sot pour ça?"
Michel Daerden s'insurge qu'on puisse croire que 200 contrats ont été donnés à son fils par son intermède. "Comment pouvez-vous imaginer que j'aie donné 200 mandats à mon fils. Est-ce que vous me croyez assez sot pour ça? Comment quelqu'un dans ce pays peu imaginer une chose pareille?", s'étonne le ministre. "Tout ça s'est fait dans la plus grande régularité, dans le plus grand équilibre politique. Qu'on arrête ce jeu qui n'a pas de sens!"
Et l'homme politique wallon de conclure que la situation le rend "forcément malheureux". (7sur7)


