Le centre fédéral d'expertise en soins de santé recommande l'introduction progressive d'un système de financement forfaitaire global des hôpitaux, à l'issue d'un consensus avec les interlocuteurs concernés dont les médecins.
Baptisé "all-in", ce système de financement public calculé en fonction du nombre et de la nature des pathologies prises en charge est pratiqué dans la plupart des pays avoisinants. Il existe de façon parcellaire en Belgique où un tiers des hôpitaux ont dû rembourser près de 6 millions d'euros en 2009 au profit du fonds d'avenir des soins de santé, en raison d'un dépassement de la norme.
La règle en Belgique reste le financement à l'acte, les médecins ristournant une partie de leurs honoraires à l'hôpital pour couvrir ses coûts. L'inconvénient du système, souligne le centre de référence, est "que les montants payés à l'acte ne correspondent pas toujours aux coûts réels et qu'il encourage la multiplication des actes diagnostiques et thérapeutiques".
En vertu de l'"all-in", les hôpitaux recevraient un montant forfaitaire avec lequel ils devraient notamment payer les médecins. Etant donné que la règle changerait la relation entre médecins et gestionnaires hospitaliers, le centre de référence préconise la recherche d'un "consensus" préalable à l'introduction de l'"all-in".
Etant donné que ce mode de financement permettrait aux hôpitaux à patientèle équivalente de bénéficier du même budget, des glissements importants pourraient intervenir entre établissements lors de son introduction. Le centre de référence plaide dès lors en faveur d'une introduction progressive, de manière à limiter l'impact budgétaire pour certains durant la première phase. (belga/cb)


