Le sénateur Alain Destexhe (MR) a plaidé mardi pour la création d'une zone de police unique à Bruxelles, à l'instar de ce qui se fait, a-t-il insisté, dans la plupart des grandes métropoles européennes.
Pour Alain Destexhe, "les six zones de police entraînent six bureaucraties, alors que la bureaucratisation est le problème principal de la réforme des polices".
Le sénateur a par ailleurs estimé qu'il convenait de relancer, sans tabou, une vaste réflexion sur la politique de sécurité à Bruxelles.
Selon lui, il aura fallu une course-poursuite spectaculaire dans les rues de Bruxelles pour que certaines formations politiques essentiellement flamandes sortent enfin du silence au sujet de la réalité de l'insécurité pour beaucoup de citoyens.
Alain Destexhe a par ailleurs déploré le silence de la majorité Olivier, alors que même la gauche flamande (SP.A et Groen! ), "peu suspecte d'affinités pour l'Etat de police", semble avoir pris conscience de la nécessité de relancer le débat sur une véritable politique de sécurité à Bruxelles.
Il a enfin estimé que ce type de politique ne passait pas uniquement par la nécessaire répression et le durcissement de la législation pénale. Pour lui, si l'idée de l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans constitue assurément une piste à envisager, elle ne sera crédible que pour autant qu'elle s'inscrive dans un cadre beaucoup plus large, alliant revalorisation de certains quartiers, interactions entre les entreprises et l'école et abandon de la politique "occupationnelle". (belga)


