Le financement des accueillantes reste en suspens
A l'instar du syndicat chrétien, le syndicat socialiste SETCa se pose une série de questions par rapport à l'annonce d'un accord intervenu vendredi en comité ministériel restreint et prévoyant que les accueillantes d'enfants bénéficieront d'un statut complet à partir du 1er janvier 2011.
"Je crains que le gouvernement fédéral s'en tire à bon compte et que la patate chaude, le financement, soit renvoyée aux Communautés", déclare André Langenus, du SETCa. Selon le responsable syndical, l'accord trouvé vendredi au niveau fédéral est une opération pratiquement blanche pour la sécurité sociale, mais pas pour les Communautés puisqu'un statut complet pour les accueillantes engendrera des coûts.
Tout comme le syndicat chrétien, le SETCa ne remet pas en cause sa participation à l'action de grève prévue lundi à Genk, dans le Limbourg. Le syndicat souhaite obtenir une proposition écrite claire avant une éventuelle levée des actions prévues. L'exécution de l'accord doit en outre être assurée, ce qui implique que les budgets nécessaires doivent être dégagés au niveau des Communautés. "Il y a déjà eu tellement de promesses", poursuit André Langenus.
Un pas dans la bonne directionL'accord est "un pas dans la bonne direction", a réagi le syndicat chrétien CNE, pour qui, toutefois, "de nombreuses questions restent posées" dans ce dossier. "La décision du conseil des ministres restreint est un pas dans la bonne direction, mais les reports successifs apportés dans ce dossier ne plaident pas pour une confiance excessive", estime la CNE.
Le syndicat chrétien d'employés estime que de nombreuses questions restent posées et doivent encore faire l'objet de concertations, comme le temps de travail, la disponibilité, l'aspect fiscal, le revenu net ou la période transitoire avec cohabitation des deux statuts.
"Il n'est pas du tout certain que les Communautés sont prêtes à trouver les moyens nécessaires. Ni que les conditions mises concrètement seront socialement acceptables", ajoute le syndicat, qui exige "une rencontre rapide" avec les autorités fédérales et communautaires et "le démarrage immédiat" des discussions en matière de droit du travail et de conditions de travail. (belga/ca)